Le marché des compilations est, il est vrai, plus quantitatif que qualitatif. Il faut bien avouer que peu sortent du lot et surtout ne se retrouvent sous une épaisse couche de poussière. Et c'est presque un vrai miracle de voir le label Petrol Records réussir à en sortir non pas une mais dix albums de qualité.
Il s'agit d'une série permettant de découvrir la scène musicale d'une ville empreint de cosmopolisme et d'effervescence. Savant mélange d'artistes reconnus et d'illustres inconnus locaux, ces compilations sont des témoignages fantastiques pour tout amoureux de la musique.
Sont donc nominés :


TOKYO nous ouvre les portes de sa scène underground pleine d'esthétisme et de grâce. C'est une opportunité de découvrir la manière dont les japonais s'approprient tous les styles de musique existants : l'acid jazz avec Hair ("1,2,3,4,5,6,7,8,9,10 Barbie Dolls"), la folk avec Monaural Voice ("Inside The Castle Wall") ou encore le hip-hop avec DJ Yoshio ("Yoshio and the Guitar").
PARIS est la ville à la vision si singulière, culturelle et luxueuse, exotique et sirupeuse. Ambiance électrisante et novatrice avec Avril ("The Date"), Mirways ("Miss You"), tendance easylistening avec Rouge Rouge ("Pop Art") pour parvenir à une techno cotonneuse avec Plaisir de France ("Americaine (Footloose Mix)").
MILAN est l'icone de l'Italie, pleine de style et de sophistication. Une Dolce Vita en musique urbaine que Fellini n'aurait pas reniée. La classe à l'italienne pour l'électro-jazzy de Don Carlos ("Play It Again"), la lounge de Zerosospiro ("Automaticamente") et une certaine bossa relookée de Macciato Caldo ("Right Guy Needs Right Girl").
SYDNEY nous permet de découvrir une autre aspect de l'Australie, bien loin de celui de Melbourne. Tous les genres les plus récents sont ici représentés : la trance de Mike Ross ("Hydromatic"), le breakbeat de B'Archie ("Smokin Beats"), l'electronica de Spod ("Letz Dance"), la house de Disco Montego ("Turning Around Funk Corporation Remix"). Un éclectisme qui ravit.
MOSCOU est certainement l'une des villes dont les facettes musicales sont aussi planantes. La vodka désinhibe nos tympans glacés par le rude hiver. Passez donc par l'electronica d'Ula ("Way To Stars" et "Just An Engine"), la deep house de Allovers ("Fun Searchin") ainsi que le dub de Dimitri Pronin ("You Killing Me") et de Dub Chairman ("Soldier").
BARCELONE est dynamique à l'ambiance jouissive et euphorisante. Peut-être la capitale européenne d'une musique cool et entraînante. Du groove et du soleil avec Shiva Sound ("Nada") du funk et du sable avec Funk Epire ("Intro Funk"), de la pop sucrée et de la sangria avec Macaco ("Pirate de Agua Salada"). Viva Barcelona !
La scène d'ISTANBUL illustre à la perfection la situation de la Turquie, croisement de l'occident et de l'orient. Découvrez la drum'nbass d'Aziza A ("Im Dedi", "Takil Bana"), l'electronica jazzy de Wax Poetic ("Dreamin'') ou encore le hip-hop de Sultana ("Kusu Kalkmaz"). Tradition et modernité, thé et sampler pour un voyage d'est en ouest ou l'inverse !